France urbaine : Nathalie Koenders élue vice-présidente

France urbaine : Nathalie Koenders élue vice-présidente

À l’occasion du renouvellement des instances dirigeantes de France urbaine ce mardi 26 mai, la maire de Dijon, Nathalie Koenders, a été élue vice-présidente de cette puissante association transpartisane qui regroupe les grandes villes et métropoles de France.

Le paysage politique des grandes agglomérations françaises se réorganise. Réunis en conseil d’administration ce mardi 26 mai, les 106 adhérents de France urbaine, l’association qui porte la voix des territoires urbains auprès des pouvoirs publics et représente plus de 30 millions d’habitants, ont élu à l’unanimité leur nouvelle gouvernance.

C’est Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, qui prend la présidence de la structure, succédant à Johanna Rolland. Il sera épaulé par Nathalie Appéré, maire de Rennes, élue première vice-présidente.

Dijon au cœur des décisions nationales

La Côte-d’Or et la capitale bourguignonne y confortent leur influence. Présents lors de ce conseil d’administration, Nathalie Koenders, maire de Dijon, et François Rebsamen, président de Dijon métropole, ont vu la place de la cité des Ducs réaffirmée. Nathalie Koenders intègre ainsi le bureau restreint de l’association en tant que vice-présidente.

Pour la Ville et la Métropole de Dijon, cette élection est une opportunité stratégique. Dans un communiqué commun, Nathalie Koenders et François Rebsamen ont rappelé le rôle crucial de l’association :

« Les grandes villes et les métropoles concentrent aujourd’hui une part importante des défis auxquels notre pays est confronté (…) Elles sont également les collectivités qui agissent au quotidien, au plus près des habitants. Dans ce contexte, une association comme France urbaine joue un rôle nécessaire pour faire entendre la voix des collectivités auprès de l’État, défendre leurs intérêts et construire des positions communes au-delà des clivages partisans. »

Des chantiers majeurs face à l’État

Le nouveau protocole transpartisan mis en place par France urbaine aura fort à faire dans les prochains mois. Le nouveau président, Jean-Luc Moudenc, a déjà fixé les priorités de son mandat, notamment l’obtention d’un projet de loi de finances 2027 « juste et sincère », dénonçant au passage les arbitrages du budget 2026 qui ont pénalisé les territoires urbains et industriels. La question du financement des transports publics décarbonés et le déplafonnement du versement mobilité seront également au centre des négociations urgentes avec le Gouvernement.

De son côté, la première vice-présidente Nathalie Appéré a insisté sur l’ADN décentralisateur de l’association et l’urgence d’agir sur des dossiers du quotidien comme la relance du logement, la sécurité et la lutte contre l’exclusion.

Avec l’élection de Nathalie Koenders à sa vice-présidence, Dijon s’assure une place de choix dans le dialogue exigeant qui s’annonce entre les territoires et l’État.