Visites : crimes et mystères au cœur de la cité des Ducs

Crimes et mystères au cœur de la cité des Ducs

Derrière l’élégance de ses façades et la douceur de vivre de la cité des Ducs se cache une mémoire beaucoup plus sombre… Jalousie, cupidité, crimes passionnels ou mystères non résolus : découvrez sept affaires criminelles qui ont fait trembler Dijon et marqué à jamais l’histoire de ses rues grâce à cette visite exceptionnelle.

La cité des Ducs, connue et appréciée pour sa riche histoire, ses joliesses architecturales, son élégance de vivre recèle aussi sa face sombre. Dans les replis de ses ruelles médiévales, derrière ses portes « grand siècle », des hommes et des femmes ont commis des crimes, des assassinats, mus le plus souvent par la bêtise, la cupidité, la jalousie voire l’amour contrarié.

Votre guide pour cette immersion : Jean-Michel Armand

Pour vous guider dans les couloirs du temps, qui de mieux qu’un véritable expert ? Directeur honoraire de l’administration pénitentiaire, Jean-Michel Armand a longtemps enseigné l’histoire des crimes et des peines à l’Énap. Passionné par les archives judiciaires, ce spécialiste du fait divers a déjà partagé ses chroniques captivantes dans Sud-Ouest, La Dépêche ou encore sur les ondes radio. Aujourd’hui collaborateur pour Dijon Hebdo, il met son expertise au service du patrimoine pour vous faire vibrer au récit de ces énigmes locales.

Au programme

1. Les remparts du crime (Montée de la Miséricorde)

Le 8 septembre 1935, le corps d’une femme égorgée, Germaine Novarèse, est découvert adossé à une palissade. Les soupçons se portent d’abord sur un boxeur célèbre de l’époque. Mais accumuler de fausses preuves peut parfois égarer les meilleurs limiers…

2. Bénigne Joly, l’aumônier des prisons (Place Sainte-Bénigne)

Grande figure morale dijonnaise, Bénigne Joly visitait les criminels pour leur apporter un soutien spirituel. Tenace, il accompagnait les condamnés jusqu’à l’échafaud sur la place du Morimont, parvenant parfois à obtenir leur repentance au tout dernier instant.

3. Les histoires d’amour finissent mal… (9, Place Darcy)

Le 23 janvier 1907, un jeune homme abat Paul Jobard (directeur du journal Le Bien Public) et son fils Émile. L’enquête révélera une liaison passionnelle secrète entre les deux jeunes gens. Un scandale retentissant pour l’époque ! Le meurtrier sera condamné à mort, puis gracié par le président Fallières.

4. Le mystère de la rue des Godrans (N° 5, rue des Godrans)

Quelle ironie tragique pour Paul Jacon : cet aimable armurier et expert en balistique auprès des tribunaux est retrouvé abattu de deux balles en 1952. Un couple suspect en fuite ? Une vengeance ? Un vol crapuleux ? Ce cold case dijonnais reste, à ce jour, totalement irrésolu.

5. Fusillade en plein centre-ville (Rue des Forges)

Mardi 6 juillet 1982, une Simca Samba poursuivie par la police s’encastre dans un bac à fleurs juste derrière la mairie. Une fusillade éclate : un jeune policier est tué. Les trois occupants, de grands délinquants, sont interpellés. L’affaire relancera à l’époque le débat national sur la sécurité.

6. L’assassin sans tête (66, rue Berbisey)

Le 31 décembre 1957, Lucie Lhôte est retrouvée le crâne fracassé dans sa librairie. Le voisinage murmure qu’elle ne vendait pas que des livres d’occasion… Une cliente croise le meurtrier en sortant et décrit un homme qui « n’avait pas la tête d’un assassin ». Le mystère reste entier.

7. Le théâtre du bourreau (Place Émile Zola)

Avant de devenir la place Émile Zola en 1921, ce lieu s’appelait la place du Morimont. C’est ici que le public se pressait pour voir les criminels pendus, écorchés ou bouillis. C’est aussi ici qu’Hélène Gillet fut miraculeusement graciée par Louis XIII après que le bourreau eut raté son exécution !

Infos pratiques

📆 Samedi 6 et 13 et dimanche 7 et 14 juin 
🕒 15h
📍 Face à l'Office du tourisme 11, rue des Forges
🎟️ Réservation par téléphone 06 81 10 55 23 ou par mail : jmichelarmand@gmail.com