Illusion by Pandemic : LESSSS, figure montante de la hard techno, de retour à ses racines dijonnaises

Illusion by Pandemic : LESSSS, figure montante de la hard techno, de retour à ses racines dijonnaises

Figure montante de la hard techno internationale, LESSSS a enchaîné les scènes emblématiques, de Boiler Room à Tomorrowland, avec une énergie explosive qui séduit le public du monde entier. Ce 11 avril, elle revient à Dijon, sa ville natales pour jouer au Zénith lors de la soirée Illusion. J’aime Dijon l’a rencontrée pour parler de ce moment unique et de son parcours fulgurant.

Tu es née à Dijon, depuis 2019 tu habites à Paris et tu reviens le 11 avril à Dijon pour jouer pour Illusion by Pandemic. Qu’est-ce que cela représente pour toi de mixer « à la maison » ?

« Je suis très heureuse et honorée de pouvoir revenir à Dijon. Mixer « à la maison », ça a une saveur complètement différente. Dijon, c’est là où tout a commencé pour moi : mes premières soirées et premiers concerts, mes premières émotions musicales, etc. C’est une ville qui a clairement façonné mon rapport à la musique et à la fête. Venir jouer au Zénith aujourd’hui, c’est hyper fort symboliquement. C’est un lieu que j’ai connu en tant que spectatrice, où j’ai pris des claques étant jeune et adolescente en voyant mes artistes préférés, et maintenant j’y suis, derrière les platines. Il y a forcément beaucoup d’émotions, surtout en sachant que ma famille sera là, que mes parents vont me voir dans cet endroit-là. C’est un peu comme boucler une boucle, mais aussi ouvrir un nouveau chapitre. J’ai envie de profiter à fond du moment, de le partager avec les gens de ma ville, et de leur rendre, à ma manière, tout ce que Dijon m’a donné ! »

Quand tu repenses à tes débuts en 2020, est-ce que tu imaginais une trajectoire aussi rapide vers des scènes internationales ?

« Honnêtement, non, tu ne peux jamais vraiment imaginer que ça prenne une telle ampleur, et encore moins aussi rapidement ! Quand j’ai commencé en 2020, j’étais surtout focus sur le fait de progresser, de trouver mon identité, de jouer dès que possible… mais de là à me projeter sur des scènes internationales en si peu de temps, pas du tout. Si on m’avait dit que ça se passerait comme ça, je n’y aurais clairement pas cru. J’ai eu beaucoup de chance, il y a eu des opportunités qui se sont enchaînées au bon moment, des rencontres importantes… mais tout ça n’arrive pas non plus par hasard.
Derrière, il y a énormément de travail depuis ces six dernières années : des heures à mixer, mais aussi à produire beaucoup de musique. Je passe énormément de temps en studio, à expérimenter, à affiner mon son, à construire un univers qui me ressemble vraiment. Je pense que c’est vraiment la combinaison de tout ça : les opportunités, le travail et la production qui a fait que tout s’est accéléré aussi vite. »

Ton énergie en set est très intense. Est-ce que jouer devant un public dijonnais change quelque chose dans ta manière de performer ?

« Oui, forcément, ça change quelque chose. Mon énergie reste la même dans le sens où je donne toujours tout, peu importe la scène, mais jouer à Dijon, ça rajoute une dimension émotionnelle en plus. Tu sais qu’il y a des visages que tu connais, des gens qui t’ont vue commencer, qui t’ont soutenue depuis le début… et ça te pousse encore plus à te dépasser. Il y a une forme de connexion différente, presque plus intime, même dans une grande salle. Je pense que je vais être encore plus à fond que d’habitude, avec cette envie de marquer le moment, de créer quelque chose de fort pour eux et aussi pour moi, parce que ce n’est pas une date comme les autres. »

Illusion by Pandemic : LESSSS, figure montante de la hard techno, de retour à ses racines dijonnaises

Tu as joué sur de grandes scènes internationales avec des publics très larges. Est-ce que revenir dans une ville comme Dijon apporte quelque chose de différent ?

« Franchement oui, ça apporte quelque chose de différent. Les grosses scènes internationales, c’est incroyable, mais jouer dans des villes comme Dijon, en France, c’est tout aussi génial ! Déjà parce que c’est là où j’ai une grosse partie de ma fanbase, donc l’énergie est directe, sincère, presque familiale. Les gens connaissent vraiment mon univers, ils sont dedans à fond, et ça se ressent énormément. Et puis je trouve ça important aussi de venir jouer dans des villes qui ne sont pas forcément les plus “centrales”. Tout le monde n’a pas les moyens ou la possibilité de se déplacer dans de gros festivals ou de voyager pour voir les artistes qu’ils aiment. Amener la musique à eux, ça fait partie du rôle aussi.
Et pour Dijon, ça prend encore une autre dimension. Là, il y a tout le côté affectif qui s’ajoute. C’est chez moi, c’est là où tout a commencé, donc forcément l’intensité est encore plus forte. »

La scène hard techno est en pleine explosion, y compris en France. Est-ce que tu sens que des plus petites villes, comme Dijon, prennent aussi leur place dans ce mouvement ?

« Oui clairement, et c’est ça qui est beau en ce moment. La hard techno explose partout, et pas seulement dans les grosses capitales. Des villes comme Dijon prennent totalement leur place dans le mouvement. Il y a une vraie scène qui se développe, avec des publics de plus en plus investis, curieux, et surtout très réceptifs. Parfois même, l’énergie est encore plus forte que dans certaines grandes villes, parce que c’est plus brut, plus sincère et surtout les gens ont moins l’habitude d’aller dans des événements comme ça donc ils viennent vraiment pour la musique, pour vivre quelque chose. Je trouve ça hyper important que ça se diffuse partout, pas juste dans quelques hubs. Ça permet à plus de gens de se connecter à cette culture, et ça rend le mouvement encore plus vivant. »

C’est quoi le plus beau souvenir de ta carrière ?

« Mon plus beau souvenir… c’est difficile d’en choisir un, parce qu’il y en a énormément. Mais je pense que celui qui me marque le plus, c’est la première fois que mes parents sont venus me voir jouer. Les voir dans le public, puis sur scène avec moi, les voir fiers et heureux pour moi… c’est une sensation que tu ne peux pas vraiment décrire. Je pense que c’est la plus belle chose qu’on puisse espérer en tant qu’artiste, et même en tant que personne. »

Pour cette soirée Illusion, est-ce que tu prépares quelque chose de spécial pour le public local ?

« Oui, forcément, j’ai envie de préparer quelque chose de vraiment spécial pour eux. Après, au-delà de ça, le simple fait de venir jouer au Zénith de Dijon, pour moi, c’est déjà énorme. Il y a une charge émotionnelle tellement forte que, quoi qu’il arrive, la soirée sera spéciale. Je vais essayer d’apporter des surprises, peut-être des morceaux ou des moments un peu différents, mais honnêtement, avec l’énergie qu’il va y avoir et tout ce que ça représente pour moi, je sais déjà que ça va être fou ! »


En revenant à Dijon, LESSSS ne se contente pas de jouer à la maison : elle célèbre ses racines, partage son énergie explosive dans une certaine intimité et prouve que la hard techno française a sa place sur les plus grandes scènes internationales. Pour vivre cette soirée unique et assister au show de LESSSS, rendez-vous le 11 avril au Zénith de Dijon pour Illusion by Pandemic. La billetterie en ligne est disponible ici.