À partir du 4 mai, le repas à 1 € est généralisé à tous les étudiants dans les restaurants universitaires. Une mesure sociale forte qui bouscule l’organisation du Crous Bourgogne-Franche-Comté, entre promesse d’accessibilité et défi logistique face à une fréquentation attendue en hausse.
C’est une mesure attendue par de nombreux étudiants. À partir du 4 mai, le repas à 1 € est étendu à tous dans les restaurants universitaires de Bourgogne-Franche-Comté. Une décision nationale que le Crous décline localement, avec une nouvelle organisation censée absorber l’afflux.
Jusqu’ici réservé aux étudiants boursiers ou en situation de précarité, ce tarif devient accessible à l’ensemble de la communauté étudiante : étudiants, alternants, doctorants ou encore volontaires en service civique. Une seule condition : disposer d’un compte Izly actif pour attester de son statut.
Une formule encadrée
Concrètement, le repas à 1 € prend la forme d’un menu “à points”. Un plat chaud (6 points) accompagné de deux “périphériques” (entrée, dessert, fromage ou fruit) pour atteindre un total de 10 points. Des compléments restent possibles, moyennant 0,65 € par point supplémentaire.
Ce tarif est limité à un repas par service, le midi et, pour certains sites, le soir. À Dijon, le restaurant universitaire Montmuzard fait partie des structures ouvertes en soirée.
La mesure s’applique dans l’ensemble des restos U’ de la région, mais aussi dans certaines cafétérias situées à proximité immédiate. Dans ces dernières, une formule alternative à 3,10 € (sandwich + dessert) reste proposée jusqu’à la fin de l’année universitaire.
Qualité maintenue, selon le Crous
Si le prix baisse, le Crous assure que la qualité, elle, ne suivra pas la même trajectoire. Les repas continueront de s’appuyer sur des produits bio, locaux et labellisés, cuisinés sur place. Une promesse appuyée par les résultats d’une enquête de satisfaction menée fin 2025 : 84 % des étudiants interrogés recommandent la restauration du Crous BFC, mettant en avant l’équilibre et le goût des repas. Cette politique s’inscrit dans la démarche “Mon Resto”, qui vise notamment à favoriser les circuits courts, limiter le gaspillage alimentaire et diversifier l’offre.
Une fréquentation sous surveillance
Reste la question de l’affluence. En 2025, plus de 2 millions de repas ont été servis dans les structures du Crous BFC, dont la moitié à 1 €. Avec la généralisation du dispositif, la fréquentation pourrait encore grimper.
Pour anticiper, le Crous annonce plusieurs mesures : six recrutements supplémentaires, 75 000 € investis dans le matériel et une optimisation du passage en caisse, notamment via l’application Izly, présentée comme quatre fois plus rapide. L’enjeu est de taille. Aujourd’hui déjà, les flux sont très concentrés sur la pause déjeuner : plus de la moitié des passages en caisse s’effectuent entre 12h et 13h.
Une mesure sociale élargie
Derrière cette réforme, l’objectif reste clair : faciliter l’accès à une alimentation équilibrée pour tous les étudiants, dans un contexte de hausse du coût de la vie. Le Crous assure qu’un suivi attentif sera mis en place dans les prochaines semaines pour ajuster l’organisation si nécessaire.
À Dijon comme ailleurs, cette généralisation du repas à 1 € marque en tout cas un tournant dans la restauration universitaire. Reste à voir comment les restos U’ absorberont cette nouvelle donne au quotidien.
