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Un film, un livre, un son #03

Chaque mercredi, l’équipe de J’aime Dijon vous concocte une petite sélection de ses coups de cœur cinématographiques, littéraires et musicaux du moment.

Cette semaine dans un film, un livre un son : la série Mercredi de Tim Burton ; la nouvelle de H.P. Lovecraft, L’appel de Cthulhu illustrée par François Baranger  ; le titre Seorae (Ending Theme from Decision to Leave) de Jo Yeong-Wook.

Un film : Mercredi de Tim Burton (2022)

Bon d’accord, on a un peu dérogé à la règle en prenant une série plutôt qu’un film. Mais c’est pour la bonne cause, on vous le promet. Car Tim Burton signe enfin son grand retour avec la toute nouvelle série Netflix Mercredi. Le célèbre réalisateur hollywoodien à qui nous devons des chefs-d’oeuvres comme Charlie et la Chocolaterie, Edward aux mains d’argent ou encore L’étrange Noël de Monsieur Jack a sorti le 23 novembre dernier sa première série inspirée des aventures de la Famille Adams. Une adaptation centrée sur l’aînée de la famille, Mercredi, interprétée par la talentueuse Jenna Ortega. Et autant dire que ça cartonne ! Elle est même première du classement des films et séries les plus visionnés du moment sur la plateforme Netflix.

Dans cette série, nous suivons les premiers pas de cette jeune adolescente rebelle et à l’allure gothique dans la Nevermore Academy, un établissement réservé aux « marginaux ». Finalement, la rentrée des classes de Mercredi va vite être chamboulée par une série de meurtres qu’elle tentera d’élucider. Le tout dans une ambiance propre à Tim Burton avec un mélange de décors sombres et colorés, de créatures mystérieuses (comme des loups-garou, des sirènes). Sous ses airs de film enfantin, Mercredi n’est pas avare en hémoglobine et n’est donc pas à la portée de tous les yeux. De quoi faire perdurer encore un petit peu l’esprit d’Halloween.

Un livre : L’appel de Cthulhu, de H.P. Lovecraft (1928), illustré par François Baranger (2017)

Comment réussir à représenter l’indicible et l’innimaginable lovecraftien ? C’est tout le défi que s’est lancé François Baranger en 2017 en mettant en images la plus illustre des nouvelles d’Howard Philipps Lovecraft : L’Appel de Cthulhu. Grâce à l’illustrateur – qui a aussi travaillé pour le cinéma avec Harry Potter, La Belle et la Bête, Le Choc des Titans… ou encore le jeu vidéo – nous redécouvrons ce classique de la littérature fantastique et pionnier en matière de science-fiction.

Pour rappel, voici le synopsis fascinant de cette histoire : Boston, 1926. Suite au décès, dans des circonstances étranges, de son grand-oncle, Francis Thurston découvre dans les documents dont il hérite l’existence d’une secte vouant un culte à une créature innommable, endormie depuis des millions d’années : Cthulhu.

Sacrifices indicibles pratiqués dans les bayous de Louisiane, meurtres mystérieux perpétrés dans divers endroits du globe, artistes sombrant dans la démence après des visions nocturnes terrifiantes, renaissance de cultes ancestraux et surtout, une cité cyclopéenne surgissant de l’océan lors d’une tempête… Thurston va comprendre peu à peu que les recherches de son grand-oncle concernant le culte de Cthulhu étaient bien trop proches de la vérité et que, dans l’ombre, des adeptes oeuvrent au réveil de leur dieu païen, prêts à faire déferler la folie et la destruction sur le monde. Les astres sont alignés. La fin est-elle proche ?

Un film, un livre, un son #3
L’appel de Cthulhu illustré par François Baranger.

Un son : Seorae (Ending Theme from Decision to Leave) de Jo Yeong-Wook

Cette semaine, on reste dans le monde du cinéma avec le choix de votre disquaire « The box », rue Jean-Jacques Rousseau. N’oublions pas, qu’en effet, les scènes inoubliables sont souvent accompagnées de musiques inoubliables… Après avoir sublimé l’érotisme dans « The Handmaiden », le réalisateur Park Chan-wook (Oldboy, 2003) nous esquisse un romantisme complexe, mais avec une recette « hitchcockienne » dans ce superbe film, Palme d’Or de la réalisation 2022. Il évite cette fois-ci les scènes visuellement intenses pour se concentrer sur le rendu émotionnel. Le compositeur Jo Yeong-wook, qui travaille sur les films de Park Chan-wook depuis Oldboy, a signé une de ses plus grandes pièces sur Decision to Leave. On vous laisse juger, et si vous n’avez pas vu le film, foncez-y !

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