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La Luna del Oriente : La célébration des danses du monde

La troupe de danse « La Luna del Oriente » existe depuis plus de 20 ans et fait plus que jamais partie du paysage dijonnais. Les danseuses vous donnent rendez-vous au festival « Les Nuits d’Orient ».

Depuis le 25 novembre et jusqu’au 11 décembre se tient à Dijon le festival « Les Nuits d’Orient », où plusieurs animations et ateliers seront présents pour découvrir la culture orientale. La danse est une des marques culturelles importantes de cette culture.

Cela tombe bien ! Plusieurs compagnies de danse proposent des spectacles dont La Luna del Oriente, une troupe de danse dijonnaise qui montre ses talents depuis plus de vingt ans. Nous avons pu interviewé l’une de ses danseuses, Emilie Oudin, présente depuis le début et qui nous parle de son activité avec passion.

Je suis Emilie Oudin et j’ai commencé la danse en septembre 2005 à l’âge de 18 ans. je suis entrée à La Luna del Oriente à 21 ans

Comment la Luna del Oriente est-elle née ?

La Luna del Oriente, c’est une association qui a été créée en 1996 et qui est devenue association étudiante en 2001. Elle a été créée par Nora Zrida. Comme je suis arrivée à 18 ans, je cherchais un cours de danse et j’ai commencé les cours de Nora avec du moderne jazz. Petit à petit, j’ai découvert qu’elle avait aussi un autre groupe de danse métissée. Elle m’a proposé d’intégrer la compagnie et je ne l’ai pas quitté depuis 2005.

Çela veut dire que t’as pu voir toutes les évolutions et toutes les personnes qui sont passées ?

Comme il s’agit d’une asso étudiante, il y a beaucoup de turn-over, beaucoup de personnes vont finir leurs études dans une autre ville. Pour autant, on est assez présent sur Dijon et sur le campus : on fait les soirées Erasmus, à l’Athéneum ou à la salle multiplexe. On fait la Nuit des Etudiants, la Nuit des musées… on est quand même pas trop mal présents sur Dijon.

Aujourd’hui on est dix-sept, dont les plus vieilles sont moi et une autre danseuse. Les dernières arrivées, ça doit faire deux ans. Et depuis 2012, on travaille avec un metteur en scène, Bernard Daisey et un régisseur lumière.

La Luna del Oriente s’est déjà produite dans d’autres villes de France ?

Oui et on a même été jusqu’à Mayence en Allemagne. On a prévu d’aller à Couches en Saône-et-Loire, ce sera la 3e fois… À côté de Valence aussi : tous les ans, on est programmé dans le festival Danse au Fil d’Avril… Dans les Gorges du Verdon à Moustiers-Sainte-Marie, à Marseille, à Aix-en-Provence. Donc oui, on se déplace pas mal.

Vous parlez de danse métissé… mais quelles danses sont comprises dans vos chorégraphies ?

On a de la danse contemporaine irlandaise, de la danse hip hop yéménite, indienne, perse, bulgare, africaine, flamenco, etc. Chaque danseuse vient d’un parcours et d’un style de danse différent. On chante aussi depuis peu : des chants Rom, de Biélorussie.

C’est facile quand même de trouver une coordination entre toutes ces danses ?

Oui, parce qu’on part d’une base de pas de danse, plutôt israélienne au départ… et puis on apporte d’autres danses par petite touche et puis ça évolue. Certaines filles sont plus à l’aise en hip-hop, d’autres plus en danse contemporaine. On se retrouve toutes sur certaines danses, mais on a aussi nos spécificités.

Parlons du festival des Nuits d’Orient : est-ce la première fois que vous y participez ? Qu’est-ce que vous allez nous présenter au festival ?

On a toujours participé aux Nuits d’Orient : on a pu être au théâtre de la Fontaine d’Ouche, au Bistro de la Scène, à l’Atheneum, au Cèdre à Chenôve.

Cette année, on présente notre spectacle qui s’appelle Luna Bis Repetita, qu’on a créé l’année dernière. On l’a déjà présentée mais cette fois-ci, on a ajouté de nouvelles chorégraphies.

C’est un spectacle qui parle un peu du fruit de notre travail mais aussi de notre frustration par rapport au confinement. La frustration de ne pas pouvoir danser, d’être libre comme on pouvait ne pas l’être avant.

On a tout un travail autour de chaises en fait, sur lesquelles, au départ, on est un petit peu collé. C’est toute cette idée de perte de liberté, de mouvement. Et l’idée du spectacle, c’est  de montrer à quel point la danse permet de se libérer tout ça.

Donc voilà, Luna Bis Repetita version 2.

Qu’est-ce le festival apporte à votre travail ? Quel est le message ?

C’est un festival où il y a une super programmation, on côtoie souvent des professionnels du monde artistique et ça nous permet aussi d’aller voir d’autres spectacles. Comme c’est un festival assez important, ça nous donne aussi de la visibilité. Il y a toujours un public chaleureux qui aime justement cette ouverture dans la danse. Et après les spectacles, on leur apprend des petites chorés au public et il danse avec nous. On essaie de partager un peu ce plaisir de la danse et dans l’ouverture au monde.

C’est un spectacle interactif alors ?

C’est complètement interactif : il y a même une année où on faisait monter des personnes sur scène ! C’est vrai qu’on n’aime pas se définir comme un groupe de danse ou comme une compagnie. La Luna del Oriente est un groupe de vie : on a créé de vrais liens avec toutes les danseuses qui sont passées, avec des valeurs d’ouverture, de partage. C’est au-delà d’un groupe de danse. Le travail avec le metteur en scène qui se base beaucoup sur nous, il n’est pas là pour venir imposer son spectacle. On travaille vraiment tous ensemble, c’est un vrai travail collectif. Il y a un côté très poétique, très doux.

Le spectacle Luna Bis Repetita, ce sera le samedi 10 décembre à 20h et le dimanche 11 décembre à 16h au théâtre des Feuillants. Pour réserver vos places, vous pouvez contacter la compagnie par téléphone au 06.48.04.25.33 ou par mail lalunadeloriente21@gmail.com 

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