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La crème de cassis de Dijon ne sera pas « made in China »

Les producteurs de crème de cassis ont réussi à faire interdire le dépôt de la marque « Dijon » par certains fabricants d’alcool chinois.

De notre point de vue, cela semble inconcevable. En Chine, un certain nombre de fabricants d’alcool avaient fait une demande plutôt… surprenante : déposer la marque « Dijon ».

A Dijon, capitale de la Cité des Ducs, on pousse un ouf de soulagement. Après deux ans de combat : la « crème de cassis de Dijon » ne pourra pas être fabriquée en Chine.

« C’est rassurant car c’est une spécialité bourguignonne, un pan de notre histoire, quelque chose dont on ne pourrait se séparer », expliquent les dijonnais. Et dans tous les magasins qui vendent des produits de notre belle région, la crème de cassis est en bonne place, accompagnée de son indication géographique protégée « Cassis de Dijon ». Cette indication, qui a été accordée le 7 août 2013, oblige alors que toute crème de cassis soit macérée dans la commune même de Dijon, avec, au moins, 200 grammes de cassis par litre.

En 2019, une entreprise de vins et spiritueux en Chine souhaite déposer le nom « Dijon ». C’est alors que toute la filière se mobilise.

Claire Briottet, directrice de la Maison Briottet, un des quatre fabricants de crème de cassis de Dijon, avec Gabriel Boudier, Lejay et L’Héritier-Guyot, est également la présidente du Syndicat des fabricants du cassis de Dijon. « C’est une véritable victoire pour nous après 2 années de procédure ». Sous la contrainte, la Chine a refusé le dépôt de la marque « Dijon ».

Chaque année, un quart des bouteilles produites sur les 8 millions sont pour l’étranger. Et 2021 est une année spéciale pour la spécialité bourguignonne. Produit créé en 1841, la crème de cassis de Dijon fête donc cette année ses 180 ans.

Cette victoire est symbolique, selon le syndicat des fabricants : elle protège le nom du territoire en tant que marque à l’international.

Vivement la réouverture des bars et restaurants pour déguster, à nouveau et avec modération, un « Kir » accompagné de jambon persillé et de gougères.

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