Six organisations syndicales ainsi que les infirmières scolaires ou encore les parents d’élèves appellent demain mardi 26 janvier 2021 à une journée de mobilisation nationale et de grève pour la défense des salaires des enseignants, et aussi dénoncer la gestion de la crise sanitaire dans les écoles.

A l’appel d’une intersyndicale composée notamment de la FSU, de la CGT et de FO, des défilés doivent se tenir à Paris et dans plusieurs autres villes en plein débat sur un possible reconfinement. Dans la capitale, la manifestation doit partir de Luxembourg à 13H00 pour se diriger vers la rue de Grenelle.

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“C’est un moment crucial pour l’éducation, il y a une vraie colère qui monte chez les enseignants qui sont très inquiets”, assure Benoît Teste, secrétaire général de la FSU, en référence notamment au Grenelle des enseignants lancé par le ministre de l’Education qui doit s’achever bientôt.

Selon lui, “ce qui est entrepris par le ministère n’est absolument pas satisfaisant, c’est essentiellement de la communication avec une revalorisation de surface qui est très insuffisante, là où il faudrait investir massivement pour permettre de recruter sur le long terme et attirer vers les métiers de l’éducation”, a-t-il expliqué la semaine dernière lors d’une conférence de presse en ligne.

Selon Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, un tiers des enseignants du premier degré seront en grève mardi. Des étudiants devraient aussi se joindre à eux, six jours après s’être mobilisés contre les effets dévastateurs de l’épidémie de Covid sur leur vie quotidienne.

Les syndicats dénoncent, eux, la gestion de la crise sanitaire dans les établissements scolaires, à commencer par les infirmières qui appellent à se mobiliser mardi aux côtés des enseignants.

Pour Saphia Guereschi, secrétaire générale Syndicat national des infirmières conseillères de santé (SNICS-FSU, majoritaire), les infirmières au collège ou au lycée sont accaparées par la gestion de la crise sanitaire et doivent gérer les “phases de dépistage et de tracing”, au détriment de l’accompagnement des élèves.

“La grave conséquence de cela : nos jeunes, qui vont très mal, ne peuvent plus être accueillis comme il se doit lors des consultations dans les établissements car nous ne sommes pas remplacées, il faut réagir très rapidement”, prévient-elle.

Mardi, elle pense “que les infirmières scolaires seront en tête de cortège, très représentées car là, la coupe est pleine”, insiste Saphia Guereschi.

La principale fédération de parents d’élèves FCPE appelle aussi à la grève mardi pour appeler les autorités à “mieux anticiper la crise sanitaire”.

Les décisions d’ouverture ou de fermeture des structures sur DIJON sont prises en fonction du nombre d’agents présents, permettant d’assurer l’accueil des enfants en toute sécurité et sont donc susceptibles de modifications.

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